Pétition : Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique

Symbole d’un an et demi d’une gestion catastrophique de la crise sanitaire, le Parlement a adopté le projet de loi sanitaire dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 juillet.

Cette loi résume tous les travers d’Emmanuel Macron et de son gouvernement : mépris des droits des salarié·e·s, abandon des services publics et nouvelle tentative de contrôle sécuritaire de la population via le passe sanitaire.

Dans un contexte incertain où les débats sont nombreux et légitimes, il n’était pas aisé de trouver une position commune. C’est pourtant ce qu’on fait une centaine de personnalités, de représentant·e·s d’associations, de syndicats, de partis et d’élu·e·s, en initiant un appel que nous vous invitons à signer et à faire tourner autour de vous.

Retrouvez l’appel et la pétition sur le site d’Attac France

Alertez vos députés ! Etrangers mineurs non-accompagnés

Un mouvement d’ampleur nationale se développe pour soutenir la cause des MNA (mineurs étrangers non accompagnés) et des jeunes majeurs étrangers isolés. Dernièrement, dans notre département, une pétition en faveur de Thierno (jeune ayant reçu un refus de titre de séjour) a recueilli plus de 20 000 signatures. Et le séjour de ce jeune homme a été régularisé.

Mais de nombreux autres jeunes majeurs étrangers subissent continuellement des refus de délivrance de titre de séjour. Ces refus sont donnés aux motifs qu’ils n’ont pas six mois de formation professionnelle ou de scolarisation à leur majorité, qu’ils n’ont pas apportés de preuves suffisantes de leur intégration, qu’ils n’ont pas de lien en France ce qui parait logique pour des mineurs non accompagnés !

Interpellez vos députés en leur envoyant un courrier. Il vous suffit de compléter l’en-tête et de l’envoyer à votre député.e :

MANIFESTATION ANNULEE le 20 mars 2021 : Droit au séjour pour Thierno

Suite aux annonces gouvernementales instaurant de nouvelles mesures en lien avec la situation sanitaire, et devant les interrogations légitimes que se posaient les citoyens au sujet de la manifestation prévue ce samedi 20 mars à Nogent et Creil, le collectif organisateur a décidé d’annuler cette manifestation et de la reporter à une date ultérieure où les jeunes majeurs concernés pourront participer et s’exprimer.

Les actions en leur faveur ont déjà obtenu un premier grand résultat : la levée de l’OQTF pour Thierno Tahirou, dont la situation va pouvoir évoluer favorablement. Mais pendant ce temps d’autres OQTF aussi injustes tombent quotidiennement sur des jeunes. La lutte continue donc avec la même détermination malgré ce contretemps.

le Collectif organisateur


ATTAC OISE – CENT POUR UN TOIT OISE – COLLECTIF DE SOUTIEN À THIERNO TAHIROU – LIGUE DES DROITS DE L’HOMME – SOLIDARITÉ MIGRANTS BEAUVAIS – SOLIDARITÉ SANS PAPIERS CREIL – CERCLE DE SILENCE DE BEAUVAIS – FSU – UNSA ÉDUCATION – LIBRE PENSÉE OISE – SECOURS CATHOLIQUE

Attac Oise soutien la Journée mondiale de mobilisation de la jeunesse pour le climat et la justice sociale le 19 Mars

Depuis janvier 2019, Youth for Climate est le mouvement des jeunes pour le climat, avec 130 groupes locaux en France, et dans de très nombreux pays avec le mouvement Fridays for Future, lancé par Greta Thunberg

Une fois de plus, la jeunesse se mobilisera pour le climat et la justice sociale le 19 Mars 2021.Motivée par l’inaction toujours flagrante du gouvernement et des pouvoirs publics pour garantir son avenir, elle continue, 2 ans après la première grève pour le climat du 15 Mars 2019, de rappeler l’urgence climatique, celle d’écouter les scientifiques, celle d’une transition radicale et socialement juste, et celle d’un système plus démocratique. Le saccage des mesures de la Convention Citoyenne pour le Climat, dont plus de 80% ont été modifiées ou tout simplement supprimées, n’est qu’une illustration de plus de l’absence de volonté du gouvernement à prendre des mesures réelles. L’ensemble des instances d’évaluation des mesures est critique. Du Haut Conseil pour le Climat qui dit du projet de loi que les mesures qu’il contient « ont un potentiel limité[…] soit à cause de leur périmètre d’application restreint ou des délais allongés de mise en œuvre » [1] au CESE affirmant que la « mise en œuvre [des mesures] à terme rapproché est incertaine » et qualifie les mesures prises d’ « insuffisantes »[2], en passant par le Conseil d’État qui souligne que l’étude d’impact est « trop souvent superficielle » [3], il ne semble rester des 149 propositions formulées par les citoyen·nes qu’une silhouette disparaissant sous la montagne d’expérimentations et remises à plus tard.

Référendum ADP : un manque d’engagement des élus de l’Oise !

ATTAC se préoccupe du nombre insuffisant de signatures pour le RIP ADP même si le million a été atteint. Ce projet de privatisation soulève pourtant des enjeux considérables pour notre pays, qu’ils soient stratégiques, économiques, sociaux ou écologiques.

Une lettre a été envoyée par mail à tous les maires de l’Oise afin de leur rappeler ces enjeux et les inciter à l’action sur notre territoire, mais elle n’a pas été suivie d’effets.

Cette lettre est à télécharger via le lien suivant :

Nous invitons donc toute personne consciente des enjeux de ce projet à s’inspirer de ce courrier et à s’engager pour :
– interpeller le maire de sa commune
– faire signer son entourage
– organiser des actions de tractages et de signatures sur les marchés ou autres lieux de passage de citoyens

Et, si ce n’est encore pas fait, pensez à signer vous-même ce référendum !

Attac Oise soutien – Hébergement d’urgence et protection de l’enfance

Attac Oise soutien et participe aux actions du 20 novembre à Beauvais et du 21 novembre à Bresles

Le jeudi 21 novembre se tiendra à Bresles l’ODPE (Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance). Cette réunion est organisée par le Conseil Départemental. Le programme est intitulé “Premières rencontres professionnelles au cœur et autour de la protection de l’enfance”.

Nombre de professionnellEs y participeront : nous devons nous adresser à eux, qui le plus souvent travaillent dans des conditions difficiles, sont confrontés aux effets des politiques discriminatoires sur les personnes accueillies et surtout doivent se conformer à ces politiques.

Pour cela nous avons décidé de leur distribuer un tract le jour de cette réunion.

L’accueil à cette réunion commencera à 9h30. Il me semble qu’il sera plus facile de le distribuer et surtout d’engager la discussion avec les participants si nous les attendons pour “le lever du rideau” vers 8h45 ou 9h.

Appel urgent à la mobilisation pour défendre le Rojava contre l’agression militaire turque

Dans le cadre des récents pourparlers entre l’AANES (L’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie) et l’Etat turc, réalisés avec la médiation des Etats-Unis, les Forces démocratiques Syriennes (FDS) ont déployé beaucoup d’efforts pour mettre en place une paix durable.

Par sa décision de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie et de laisser le champ libre à la Turquie, le Président des Etats-Unis Donald Trump a violé l’accord négocié entre l’AANES et l’Etat turc. Cette région qui représente une oasis de stabilité et de coexistence en Syrie est aujourd’hui confrontée une nouvelle période de conflit sanglant.

Plus de 11 000 femmes et hommes des FDS, YPG et YPJ ont donné leur vie pour libérer cette région de Daesh, défendre les peuples de la région et leur assurer un avenir meilleur. Plus de 22 000 autres ont été blessés dans cette lutte acharnée pour protéger le monde de la brutalité de Daesh.

Une invasion de la région par les forces turques est synonyme de massacres, d’exode massif et de nettoyage ethnique.

Elle créera par ailleurs les conditions propices à la réactivation de Daesh qui redeviendra une menace grave pour le Moyen-Orient, l’Europe et le monde entier.

Par conséquent, nous appelons la communauté internationale, l’Europe et en particulier la France à prendre des mesures urgentes pour empêcher l’occupation turque et le nettoyage ethnique des Kurdes en Syrie.

Nous appelons au soutien et à la solidarité des organisations politiques, syndicales et associatives et de toutes les personnes attachées à la démocratie et aux droits humains.

Rejoignez-nous dans les mobilisations qui auront lieu partout en France et dans l’Oise

Scolarisés dans l’Oise, ces enfants dorment.. dans la rue !

A l’appel de de solidarité sans papiers, du réseau « veillée des écoles » de la FSU chaque jour rassemblement à 16h30 devant l’école Gérard de Nerval et à 19h place Brobeil (bourse du travail)

Nos organisations appellent à une grande mobilisation départementale jeudi 10 octobre 2019 à Creil :

  • Dès 17h00 réunion publique dans le hall du groupe scolaire (39 rue Gérard De Nerval)
  • 18h00 départ en manifestation de l’école élémentaire Nerval (39 rue Gérard De Nerval) vers la place BROBEIL (devant la bourse du travail de Creil)

Attac Oise appelle tous ceux et toutes celles qui le peuvent à participer à ces rassemblements et à la grande mobilisation du jeudi 10 octobre

Ci-après article du Parisien / Par Simon Gourru. Le 4 octobre 2019

« Scolarisés dans l’Oise, ces enfants dorment.. dans la rue ! »

Les manifestations de soutien se multiplient dans le département pour ces familles de demandeurs d’asile à la rue, dont les enfants sont scolarisés dans des écoles du département.

Creil, ce lundi. Chaque jour depuis lundi, des Creillois se mobilisent pour trouver un logement à une famille de quatre personnes

Depuis lundi, c’est devenu un triste rituel. Tout commence d’abord par un rassemblement devant l’école Gérard-de-Nerval de Creil, à 16h30. Une manifestation en soutien à la famille Babayan, dont les deux enfants sont scolarisés ici, et qui se trouve à la rue depuis lundi et le rejet de leur demande d’asile.

Le groupe de « protestataires » se dirige ensuite vers la place Brobeil, où s’arrête la maraude du Samu Social, pour tenter de leur trouver une place en hébergement d’urgence. Mais faute d’en avoir, chaque soir, la famille retourne à l’école où elle est hébergée par un groupe de citoyens. Un cas loin d’être isolé dans l’Oise. Voire de plus en plus visible.

Deux élèves dormaient dans une voiture

À Creil, c’est le troisième cas recensé en un mois. Début septembre déjà, les enseignants de l’école Albert-Camus avaient décidé d’accueillir dans leurs locaux la famille de deux de leurs élèves qui dormaient dans une voiture.

À Gérard-de-Nerval aussi, les professeurs ont lancé la mobilisation. « En tant que citoyen, précise Pierre Emmanuel Boudet, directeur de la maternelle. Mon métier était de signaler la situation au préfet. Ce qui a été fait. Après, c’est ma citoyenneté qui prend le relais. » Reste que les enseignants sont souvent les seuls à pouvoir repérer ces situations.

A Beauvais et Compiègne, d’autres mobilisations

À Beauvais, ils sont mobilisés ce vendredi soir pour huit enfants dans la même situation. À Compiègne, c’est le collectif Actus qui se bat pour trouver des solutions pour la dizaine d’enfants recensés dans le secteur, âgés de 9 mois à 16 ans. La moitié est scolarisée. Le collectif multiplie les manifestations comme vendredi dernier où des tentes ont été plantées devant la sous-préfecture et des fournitures scolaires récoltées.

Le nombre de ces enfants reste impossible à quantifier. Aucun relevé officiel n’existe. Une situation inédite pour Pierre Ripart, secrétaire départemental du Snuipp-FSU, syndicat enseignant. « Même sous la présidence de Nicolas Sarkozy, où les expulsions allaient bon train, le phénomène n’était pas aussi important. Cela existait mais n’avait pas cette ampleur. »

« Qu’ils aient des papiers ou non, cela n’empêche pas un peu d’humanité »

De quoi créer des situations de grande détresse. « C’est fou de se dire que cela arrive à des enfants qui vont à l’école avec les miens, souffle un parent d’élève creillois. Qu’ils aient des papiers ou non, cela n’empêche pas un peu d’humanité. » La situation serait encore plus importante à Creil. Chaque soir, lors des maraudes du Samu social, ce sont une quinzaine d’enfants et leurs familles qui cherchent un toit.

Pourtant, pour le directeur du Samu social 60, Stevens Duval, la situation n’a rien de nouveau. « Il n’y a pas d’augmentation mais ces cas sont plus visibles avec la scolarisation des enfants. Le questionnement est légitime mais le problème ne touche pas que l’Oise. Mais nous sommes déjà saturés, il est impossible de loger tout le monde. »

Si l’Oise dispose de 1 500 places pour les demandeurs d’asile, celles-ci ne sont plus attribuées si le dossier de la famille est rejeté. Ce qui arrive dans 60 % des cas. Soit 700 personnes chaque année dans l’Oise. Et comme les familles ne sont toutefois pas expulsées du territoire dans la foulée, elles se retrouvent souvent à la rue.

Seule solution, le 115

En situation irrégulière, il ne leur reste alors plus que les prises en charge par le 115 en fonction des places disponibles. « Il existe plus de 800 places pérennes dans le département, un chiffre multiplié par 2,5 en deux ans, ainsi que 700 places à l’hôtel », précise la préfecture. À l’approche de l’hiver, 148 places supplémentaires vont être proposées.

Pas de quoi contenter les citoyens mobilisés. « On reste là à se regarder en chien de faïence. Avec le nombre de logements vides pourquoi ne pas réquisitionner des bâtiments, questionne une enseignante. Il n’y a pas de réelle volonté de bouger. On préfère laisser ces familles dans le froid. »